Comment l’étude a-t-elle été menée ?

Environ 1 000 participants en Suisse ont enregistré leurs repas en temps réel pendant deux à quatre semaines avec une application assistée par IA. Les chercheurs ont associé ces données à l’analyse 16S rDNA des selles et aux informations de mode de vie.

Qu’a-t-on observé ?

L’indice de qualité alimentaire, les fibres et la consommation de fruits-légumes étaient positivement corrélés à des mesures de diversité microbienne. Une mesure quotidienne de qualité était plus fortement associée qu’un score fondé seulement sur la moyenne globale.

Une consommation irrégulière de fruits-légumes, huiles-noix et graisses insaturées était associée à une diversité plus faible. L’étude souligne donc la constance de la qualité, pas seulement une journée très riche.

Quel rôle pour les acides gras à chaîne courte ?

L’article rappelle que les microbes fermentent les fibres en acétate, propionate et butyrate. Mais il s’agit surtout d’une étude d’association entre alimentation et diversité, pas d’un essai prouvant une hausse de ces molécules chez chaque participant.

Limites importantes

Les selles ont été prélevées une seule fois et les journaux ou portions peuvent comporter des erreurs. Les participants venaient d’une cohorte suisse, ce qui limite la généralisation. Les auteurs précisent que les associations ne prouvent pas la causalité.

Application prudente au quotidien

Les résultats soutiennent une répartition régulière des légumes, légumineuses, fruits, céréales complètes, noix et graines plutôt qu’une concentration sur une journée. Yasai Biyori aide à observer cette habitude, sans tester ni traiter le microbiote.